Les Miroirs
du temps

La comédie musicale qui raconte Bordeaux. Deux époques, le quai des Chartrons et le Cap-Français, une même histoire d'amour.

Une création originale de T.Nach, auteur-compositeur installé à Bordeaux.

Une famille de négociants du quai des Chartrons ouvre ses archives pour ses 250 ans. Dans une caisse venue de Saint-Domingue, elle découvre deux amours impossibles et une dette qu'elle avait rangée tout au fond. Le spectacle met en chansons le port, ses familles et une page d'histoire que Bordeaux a choisi de regarder en face.

Tout est parti d'un rêve. J'étais officier de marine au XVIIIe siècle, et ma femme une jeune noble dont le temps et le rang me séparaient. Un rêve d'une tristesse si profonde que je me suis réveillé avec la musique et les paroles en tête. C'est devenu « Mon Capitaine », et toute l'histoire est née de cette chanson.

T.Nach

Bordeaux, premier rôle

Le décor : deux villes face à face et une bande d'eau à l'avant-scène
Le décor imaginé : deux villes face à face, une seule eau.

Le port de la Lune

Le croissant de la Garonne, les quais, le Miroir d'eau de la place de la Bourse : le décor du spectacle, c'est la ville. Les deux époques se reflètent dans une bande d'eau, à l'image du Miroir d'eau, et la chanson d'ouverture porte le nom que les marins donnaient au port.

Un père et sa fille devant les portraits de famille d'une maison de négoce
Les salons d'une maison de négoce, quai des Chartrons.

Les Chartrons et le Bordeaux irlandais

Au milieu du XVIIIe siècle, les négociants irlandais formaient environ un quart des négociants du quai des Chartrons. La famille Hartley, inventée, s'inspire de ces lignées venues d'Irlande qui ont fait le négoce du vin, et dont les noms sont encore sur les étiquettes des grands crus.

La maison du Cap-Français en 1789, galerie de bois et palmiers
Le Cap-Français, 1789.

Bordeaux et Saint-Domingue

Au XVIIIe siècle, le port vit du commerce avec les Antilles, et Saint-Domingue est la plus riche des colonies françaises. Le spectacle suit une famille entre les deux rives, de 1789 à aujourd'hui, au moment où les nouvelles de la Révolution traversent l'Atlantique.

Croquis de l'exposition finale dans les chais
Croquis : l'exposition qui clôt le spectacle, dans les chais.

Une mémoire assumée

Depuis 2009, le musée d'Aquitaine consacre des salles à la traite et à l'esclavage. En 2019, une statue d'Al Pouessi, dite Modeste Testas, a été érigée quai Louis-XVIII. Le spectacle s'inscrit dans ce travail : sans procès et sans oubli, avec une jeune femme réduite en esclavage qui apprend à écrire son nom, et une famille qui finit par l'accrocher au mur.

Ce que le spectacle apporte à la ville

Le patrimoine raconté

Les Chartrons, le port, le négoce du vin et le Grand-Théâtre deviennent des lieux de fiction, portés par des chansons qu'on fredonne en sortant.

Une mémoire partagée

Le lien entre Bordeaux et Saint-Domingue est raconté à hauteur de personnages, pour un large public, en écho au travail mené par la Ville et le musée d'Aquitaine.

La jeune génération

Une écriture d'aujourd'hui, du rap au piano-voix, pour parler d'histoire à des spectateurs qui ne poussent pas d'eux-mêmes la porte d'un musée.

Le rayonnement

Une création née à Bordeaux, pensée pour y être jouée, puis pour tourner en Gironde et en Nouvelle-Aquitaine avec un décor unique.

La transmission

Un support pour les scolaires : le commerce atlantique, la Révolution vue depuis les colonies, la mémoire de l'esclavage.

L'histoire, en trois actes

Le Nom : Edward Hartley et sa fille Laura pendant la réception des 250 ans
Acte I

Bordeaux, aujourd'hui

Les chais Hartley, le Miroir d'eau, les Bassins à flot.

La Maison Hartley fête ses 250 ans. Edward confie les archives à sa fille Laura, en lui faisant comprendre que tout est déjà décidé. Paul, documentariste qui ne reste jamais nulle part, doit filmer l'anniversaire. Un regard échangé à la réception, une rencontre ratée dans les caves, et deux coups de foudre que ni l'un ni l'autre n'avoue.

Le vieil archiviste, Raymond, apporte une caisse oubliée depuis trente ans. Laura ouvre le journal intime d'une ancêtre, Évelyne, écrit en 1789. Elle lit la première ligne, et devient Évelyne sous nos yeux.

Fer contre Soie : Henri et Louis s'affrontent au milieu des invités
Acte II

Le Cap-Français, 1789

La maison Hartley face à la rade, le pont de la frégate.

Le soir de ses fiançailles, Évelyne rit trop fort quand un jeune officier sans fortune, Henri, apporte les nouvelles de la Révolution. Son fiancé, Louis, le provoque en joute devant tous les invités. Son père, Thomas, dit « jamais ». Henri, persuadé de la protéger, demande à partir la nuit des noces.

Dans l'ombre, Céleste, une jeune femme réduite en esclavage dans la maison, apprend à écrire son nom avec Évelyne, et prépare sa fuite avec Lucien.

Reste : Laura retient Paul sur le quai
Acte III

Retour à Bordeaux

Les archives, le château du Médoc, le quai des Chartrons à l'aube.

Laura et Paul lisent les deux journaux côte à côte et comprennent ce qui s'est joué. Mais Paul s'apprête à refaire l'erreur d'Henri : partir pour la protéger, sans rien lui demander. Cette fois, Laura court plus vite qu'Évelyne, et le bateau est encore à quai.

L'exposition des 250 ans ouvre enfin, avec, au centre, la page où Céleste a écrit son nom.

Chaque comédien joue deux rôles

Un personnage d'aujourd'hui et son reflet de 1789. Le spectacle ne dit jamais si c'est la mémoire, le hasard ou autre chose.

Laura

Laura Hartley

Bordeaux, 2026

On l'aime, on la protège, on la consulte peu. Elle apprendra à dire non à son père, et « reste » à l'homme qu'elle aime.

Évelyne

Évelyne Hartley

Cap-Français, 1789

Promise à un bon parti, elle tient un journal secret et apprend à lire à Céleste, la nuit.

Paul

Paul Mercier

Bordeaux, 2026

Documentariste toujours prêt à repartir. Il part avant qu'on le quitte, et appelle ça la liberté.

Henri

Henri Delorme

Cap-Français, 1789

Officier de marine sans terre ni fortune. Il croit qu'aimer, c'est s'effacer.

Edward

Edward Hartley

Bordeaux, 2026

Il aime sa fille au point de vivre sa vie à sa place. Sa phrase : « On en parlera. »

Thomas

Thomas Hartley

Cap-Français, 1789

Héritier d'une famille irlandaise qui a tout perdu sauf son nom. Il le défend comme une forteresse.

Études de portrait de Louis de Verneuil

Louis de Verneuil

Le fiancé d'Évelyne, fils de famille brillant et sûr de lui, rival d'Henri dans la joute « Fer contre Soie ».

Croquis : la leçon de lettres à la bougie

Céleste et Lucien

Elle apprend à écrire son vrai nom, en secret. Lui a économisé six ans pour racheter sa liberté. Ils n'ont pas le droit de s'aimer.

Croquis : Raymond sous un réverbère des quais

Raymond

Ancien marin né à Bacalan, trente ans archiviste chez les Hartley. Il raconte l'histoire, chante Bordeaux, et garde un secret jusqu'à la fin.

Écouter les chansons

Douze chansons et trois versions acoustiques, réunies dans le catalogue musical. Ce sont des maquettes : textes et mélodies de T.Nach, arrangements et voix réalisés avec l'aide de l'IA, en attendant de vrais interprètes.

Port de la Lune
Raymond et la troupe

    L'histoire de chaque chanson

    Ce que nous espérons de la Ville

    12chansons déjà maquettées
    13tableaux écrits en trois actes
    90minutes de spectacle visées, sans entracte
    • Une heure d'écouteLe temps de présenter l'œuvre et de faire entendre quelques chansons. Tout n'est pas encore là, mais l'essentiel y est.
    • Un conseil sur le bon cheminQuel dispositif de la Ville correspond à une première étape, par exemple une version concert à Bordeaux.
    • Des mises en relationAvec le musée d'Aquitaine pour une relecture du fil historique, et avec les salles de la ville.

    Proposer une rencontre à l'auteur

    Indiquez un ou deux créneaux qui vous conviennent : l'auteur se rend disponible.